Le reste du séjour fut une alternance des équipes entre les 2 zones de comptage distantes de 3 heures de bateau. Quelques anecdotes ou autre passe-temps on réussi à rompre la monotonie des protocoles de comptage des tortues vertes. Un jour en arrivant sur le Leizour nous sommes tombés sur un pêcheur de Perroquet à Bosse qui venait remplir ses cales, après discussions et vérification à notre retour à Nouméa, il s’est avéré qu’il n’avait aucun papier en règle pour aller si loin des cotes ni pour pêcher à cet endroit, il fut baptiser » les Pirates de Bélep ! »
Afin de ne pas dessécher au soleil, nous allions souvent faire un coup de plonge, ou nous rencontrions assez régulièrement des requins de récif assez curieux mais plutôt inoffensifs comme les pointes noires ou pointes blanches. Le seul inconvénient avec ces bébêtes c’est lors des quelques coups de pêche que nous avons fait, ils sont rapidement attiré par la prise qui se débat au bout de la flèche et tente de dérober le beau perroquet bien appétissant, la technique pour sauver la salade tahitienne étant de sortir le plus rapidement possible la prise de l’eau. Nous eûmes un apprentissage de la méthode de comment faire des filet de poissons à la vitesse pêcheur pro, avec comme sujet de démonstration le perroquet. Il eu aussi la pêche à la langouste à la tombée de la nuit dans les rouleaux du récif, par une partie de l’équipe qui nous ont changé le régime du soir en passant à une langouste par personne, autant dire que personne ne s’est plaint !




L’équipage du DeepSea qui était au mouillage à Huon, nous amena faire un coup de plonge au niveau de la caille sud où nous avons vu des raies pastenagues énormes dépassant largement 1,5 mètre et qui nous ont offert un super spectacle avec une démonstration d’enfouissage plutôt efficace. Nous avons aussi fait la rencontre de méduses urticantes qui n’ont pas manqué de nous faire don de leur filament toxique, résultat des balafres pour tout le monde, de mon coté j’ai réussi à faire une réaction à ces piqures qui ont gonflées et m’ont démangées pendant au moins 3 jours.
Le séjour fut aussi l’occasion d’approcher des oiseaux que l’on voit très rarement à proximité de la grande terre et qui sont en ces lieux en très grande quantité. Une merveille pour l’observation et pour la photographie. Une première aussi pour l’observation des tortues, mais aussi leur baguage ou le prélèvement ADN en vue d’étude, mais surtout l’observation d’émergence de jour ou de nuit, généralement massacré par les crabes, sternes, requins et autres prédateurs en quête de proie facile, la nature ! Ce fut aussi l’occasion d’avoir en main un bébé
tortue, à ma grande surprise, d’une douceur velouté ! L’occasion aussi d’en apprendre un peu plus sur les tortues grâce aux connaissances de chacun, mais aussi sur les poissons ou autres animaux marins et terrestres. Sur le retour nous avons fait une halte de quelques heures sur l’îlot Surprise, dans un but purement ornithologique en effectuant un comptage par transec à travers la végétation et circulaire sur le pourtour de l’ilot. Suite à quoi nous avons repris notre route pour une durée de 20heures direction Koumac. Au large du détroit de Cook, nous avons été abordés par une embarcation de fortune nous demandant un peu d’essence pour continuer leur route. Le reste de la route s’est effectué sans autre réelles évènement à part peut-être un Guardian qui nous a frôlé les moustaches.
Au final ce fut un trop court séjour empli de moments intenses mais inoubliables, avec une équipe sympathique avec qui il fut plaisant de partager ces quelques jours, d’où j’ai pu ramener des centaines de photos d’oiseaux, tortues, poissons, flore terrestre et aquatique.
Il y a comme qui dirait, un gout de reviens y !